Le Slip français préfère faire travailler des migrants

Le Slip français est une marque branchée de sous-vêtements fabriqués en France. Et quoi de plus branché que d’embaucher les nouveaux enfants chéris du marketing et de la publicité, autrement dit les « migrants » et les « réfugiés »? Les communicants de la marque nous expliquent ainsi que « ces personnes […] qui arrivent en France avec un métier; un savoir-faire qu’ils ont mis des années à acquérir, on ne le reconnait pas » (sic). Heureusement que les « migrants » sont là pour occuper les « 8000 offres d’emploi […] dans le textile qui ne sont pas pourvues ».

Il ne semble pas leur venir à l’esprit que la France possédait une industrie textile importante et que, depuis les délocalisations, de nombreux travailleurs ont « un métier », « un savoir-faire qu’ils ont mis des années à acquérir » qu’ils ne peuvent plus exercer. Entre autres parce que les entreprises préfèrent les « migrants », ici ou dans leurs pays d’origine, parce qu’ils sont moins chers et moins regardants sur leurs droits et leurs conditions de travail. Les brodeuses, tisseuses et tous les travailleurs du textile du Nord et d’ailleurs n’avaient qu’à être plus exotiques.